SCORPIONS : Zénith Nantes 2007

Publié le par MatFall

DSCF0607.JPG A l'appui de leur nouvel album Humanity : Hour I, les cinq Scorpions ont alterné temps forts métalliques ("Hour I", "Big City Nights") et pauses mélodiques ("Humanity", "Wind Of Change", "Holiday"), nouveaux titres ("321", "The Game Of Life") et patrimoine ("The Zoo", "Dynamite") avec une fougue à peine altérée par la longue route parcourue (le trio de tête touche les soixante ans d'âge et dépasse les trente ans passés ensemble).

 

Le lutin Klaus Meine et son inusable béret noir, le studieux Rudolf Schenker et sa Gibson Flying V, le jovial Matthias Jabs et sa Gibson Explorer, soutenus par une section rythmique rénovée (le tueur James Kottak à la batterie - et au contrechant ! - et le discret Pawel Maciwoda à la basse), animés d'un plaisir de jouer enthousiasmant, ont offert à une salle calme mais toute dévouée à la cause une formidable prestation, un court moment affaiblie par la la présence exceptionnelle mais pesante du timide virtuose Uli Jon Roth, prédécesseur du grand Matthias et père fondateur du groupe en 1969, irréversiblement perdu dans les fumeuses envolées contemplatives du jeu de guitare des années soixante-dix. Sa performance, pour touchante et nostalgique qu'elle fut, a ralenti le spectacle et ce n'est qu'après son départ, sous une ovation digne de son rang de vénérable icône, que Scorpions (en particulier Rudolf Schenker, mainfestement encombré de cette écrasante présence) retrouva son jeu brutal et inspiré pour un fiévreux "Tease Me Please Me".Paris-May-2007--57.jpg

 
 
 
Scorpions sur scène à Paris Bercy, mai 2007
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Publié dans Musique

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